12 ème jour : 30 janvier 2008-01-31

Malheureusement notre équipe a été stoppée et n’a pu pénétrée dans le camp de Gaga. On nous demandait un dernier tampon, l’officiel qui pouvait nous le donner était parti et les gendarmes du camp n’étaient pas très amicaux. Ainsi nous ne verrons pas la petite Leila cette année, les amis !

L’action du jour

Envoyé par Rachel le 30 janvier 2008-01-31

Ce voyage touche à sa fin et nous devons continuer à agir avec la plus grande force pour aider à mettre fin à l’une des crises les plus terribles de notre monde actuel – le génocide.
Notre travail n’est pas terminé, et il faut que nous continuions à être des i-ACTivistes. Nous POUVONS changer le monde, « de nos propres mains ».

  • Il est temps de monter en puissance notre activisme quotidien ! Voici quelques idées d’actions à mener :
  • Soyez la voix du peuple du Darfour. Partagez vos connaissances. Un moyen de le faire est d’organiser des séances d’images
  • Demandez aux media de mieux couvrir le Darfour. Faites le lien avec :
  • Envoyez un message aux compagnies ET/OU désinvestissez personnellement.
  • Signez la pétition demandant au Président Bush de faire plus pour le Darfour. Ce n’est pas de la politique : c’est de l’humanitaire.
  • Aidez à apporter le rêve des Jeux Olympiques au Darfour.
  • Rejoignez le mouvement des Tentes de l’Espoir.
  • Aidez à soutenir l’Ecole dans les camps de réfugiés – engagez-vous avec nous
  • Dites-nous de quelle manière vous allez faire progresser votre activisme.
  • Si vous voulez davantage d’idées, contactez-nous.

Katie-Jay a écrit dans son blog hier : « Chacune de vos actions, chaque minute que vous passez à parler en faveur la Paix au Darfour fera la différence pour Fatma, Saad, Ismail, Moustafa, Guisma, Adef, Fatne, Fatna, Fadila, Mariam, Mohamed, Abdoulhaman, Zaineb, Yakoub, Adam, Asha et Darsalam.

58 jours de i-ACT accomplis, et pourtant le travail ne fait que commencer.

Envoyé par Gabriel le 30 janvier 2008-01-31

Journal de G. – 12ème jour (ainsi que 11ème et 10ème)

Encore une fois je vous écris depuis le ciel, en vol au-dessus du désert tchadien, pour retourner à N’djamena. Ce 12ème jour est le dernier de notre quatrième projet i-ACT, mais ce n’est pas la fin de notre travail d’ « activisme interactif ». Nous devons regarder cela avec l’énergie des débutants. Ces derniers jours, KTJ et moi avons beaucoup discuté sur la manière de faire plus et d’être plus efficace dans notre action ; sur la meilleure façon de faire partager cette urgence que nous sentons dans les camps. La fin de notre « mission » actuelle, terme utilisé par tous les travailleurs ici pour désigner notre séjour, est en fait le début ou la continuation de notre mission pour aider les populations déplacées du Darfour à retourner vers une vie meilleure, pleine et plus paisible dans leur patrie.

Personnellement, je ne sens pas que j’ai terminé ma mission pour ce voyage. Dans l’ensemble, le séjour a été étonnant et très productif. Nous avons établi des liens avec énormément de gens merveilleux qui maintenant font partie d’une communauté plus vaste qui s’étend au-delà de continents. Notre petite équipe de i-ACT a accompli beaucoup de choses, à la fois sur le terrain et chez nous. Elle est petite en taille mais immense, riche et profonde dans le domaine des valeurs humaines. Nous sommes maintenant tous déterminés à faire vraiment la différence pour changer la façon dont le monde répond au génocide. Sur la route de Gaga à Abeche hier, j’ai pourtant eu un sentiment de vide à l’intérieur de moi.

Cela peut sembler enfantin, et je sais que ce voyage, je ne le fais pas pour moi-même, mais
J’ai vraiment eu envie de voir Leila et sa famille. Le visage est présent dans mon esprit depuis la fin de mon dernier voyage ici. Elle m’a aidé à rester concentré lorsque j’ai rendu visite à mon retour à des douzaines de communautés à travers les Etats-Unis pour parler du Darfour.
Cette fois on ne nous a pas laissés aller à Gaga. Les gendarmes nous ont dit sèchement qu’il nous manquait encore une signature et un tampon d’un officiel se trouvant dans un petit village à plusieurs kilomètres de là. Nous n’avons pas réussi à le trouver, car il était parti à la recherche de vaches volées. Comme il était impossible d’entrer, nous sommes partis.

Comme nous arrivions à proximité de Abeche, nous avons vu une forte présence militaire pour défendre l’accès à la ville. Ils se préparaient certainement à des confrontations. Au bureau du HCR, on nous a confirmé que les rebelles n’étaient qu’à quelques kilomètres de là et on les soupçonnait de préparer une attaque. Toutes les missions dans les camps avaient été annulées et nous étions contents d’être de retour à Abeche et d’avoir un vol le jour suivant. Si nous étions restés à Gaga, nous aurions risqué de rester bloqués au beau milieu de troubles. Je ne crois pas trop au dicton « les choses n’arrivent pas sans raison », mais parfois ce n’est pas mal d’avoir de la chance.

Nous avons vraiment eu beaucoup de chance d’avoir pu mener à bien la plus grande partie de notre mission, à la seule exception de Gaga, le seul camp que nous n’avons pas pu visiter. Ce qui signifie aussi que je n’ai pas pu voir la petite Leila. Mon fils Gabo avait passé des semaines à dessiner et à colorier des images pour les donner à Leila et à ses amis. Il m’avait donné également sa voiture préférée et son petit dinosaure pour les lui offrir. Je vais les conserver pour pouvoir les lui apporter lors de mon prochain i-ACT au printemps.

J’ai la photo de Leila dans mon téléphone et elle y restera jusqu’à ce que je la revoie. J’aimerais aussi pouvoir apporter à Leila ce printemps non seulement des petits cadeaux, mais aussi de bonnes nouvelles. Ce serait formidable si les amis de Leila dans le monde entier se mobilisaient ensemble pour lui permettre de rentrer chez elle, non ?

La prochaine fois j’irai à Gaga et entre temps, je travaillerai un peu plus dur pour trouver davantage d’amis pour Gaga.

Paix
g.

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