Jour n°1: Retour au Tchad

Aujourd’hui nous avons passé la journée à N’Djamena pour préparer notre visite aux camps de réfugiés. C’est la première fois que KTJ et Gabriel reviennent dans la capitale tchadienne depuis la tentative de coup d’état au début de l’année. Pour Colin et Scott, c’est le premier séjour qu’ils font dans le pays.

Bien que la journée soit relativement calme, passée dans l’ambiance tranquille de l’hôtel Méridien de N’djamena, cela a été un prélude intéressant à nos voyages de l’opération i-Act 5. Pour Gabriel et KTJ, c’est la première fois qu’ils reviennent à l’hôtel depuis leur dernier séjour pendant les combats de février, où les balles fusaient dans les halls et les chambres.

Echangeant leurs souvenirs et émotions en retrouvant la scène de ces combats, Ils sont repassés par les mêmes halls et couloirs dans lesquels ils rampaient il n’y a pas si longtemps.

Ce jour était aussi le premier jour entier passé dans la capitale pour Colin et Scott. Ayant déjà traversé le Zimbabwe et le Kenya pour se rendre au Tchad, ils sont tous deux impatients d’aller dans les camps et d’y rencontrer les nombreux réfugiés qui ont été déplacés. Colin et Scott sont tous deux des membres du Comité Directeur de STAND. Ils ont participé l’année dernière à l’organisation dans tout le pays de centaines d’actions dans les universités et les lycées pour faire cesser les massacres au Darfour. Ils sont très excités à l’idée de visiter enfin la région qui a structuré leur travail depuis si longtemps.

Le thème de la protection a été mis en avant aujourd’hui et il sera souvent évoqué au cours de ce voyage. C’est la cinquième fois que Gabriel visite les camps et à chaque visite il a vu une augmentation plutôt qu’une baisse du nombre de réfugiés forcés de quitter leurs villages. Ils n’ont tout simplement pas une protection suffisante pour retourner dans leurs foyers. Ce mois-ci, puisque les Etats-Unis occupent la Présidence du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, nous espérons que notre visite des camps va souligner l’urgence qu’il y a à protéger ces populations innocentes par un déploiement massif des forces des nations-Unies. Nous avons le pouvoir de mener cette action et il est grand temps que cela soit finalement réalisé.

Comments

comments

Leave A Comment



c